FIONA APPLE -

(ci dessus, reprise de "I want you" par Fiona Apple & Elvis Costello)
Mon grand coup de coeur du moment va à la fantastique chanteuse Fiona Apple !! Une voix aux accents profonds, des mélodies fortes et entraînantes avec quelque chose de jazzy, une artiste à écouter absolument !!! Je l'ai découvert il y a peu et n'ai qu'un désir en savoir encore plus sur elle !!
Fiona a trente ans, un passé fait de blessures, et un talent incontestable. Ses textes, qui vont plutôt contre le système, lui ont crées pas mal de soucis, à commencer avec sa maison de disque ! En effet, il a fallu patienter deux ans pour que sort "Extraordinary Machine" son troisème album (et dernier en date) parce que la maison de disque considérait qu'il n'y avait pas de "single viable" pffff. Le pire c'est qu'ils ont remixé l'album avant sa sortie. Le résultat n'est pas mauvais, mais à mes yeux ils n'avaient pas à faire cela - c'est de l'irrespect total vis à vis de Fiona et de son travail de création !
Heureusement, l'album "original" est aisément écoutable en ligne ( Cliquez Ici ^^ )
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Voici le texte d'une de ses chansons que j'aime beaucoup :
"Get Him Back" !

One man, he disappoint me
He give me the gouge and he take my glee
Now every other man I see
Remind me of the one man who disappoint me

But wait till I get him back
He won't have a back to scratch
Yeah, keep turning that chin
And you will see my
Face as I figure how to kill what I cannot catch

So I say, and on I go
To another one to disappoint me so

Next one up, a contemptible snob
He live to put things in their place
He did a commendable job
He put himself so low
He can hardly even look me in the face

O, he made my blood just burn
I flipped so far, I thought that I would not return

But the last one I had who was getting my hopes up
I might've been a little fast to dismiss
I think he let me down, when he didn't disappoint me
He didn't always guess right, but he usually got my gist

So wait till I get him back
I'm gonna bring him home and I'll watch him unpack
Yeah keep turning that chin
And you will see my face is fixed on the one
I'm gonna get back

I'm gonna get him back
I am
I'm gonna get him back
I really am
# Posté le mercredi 19 décembre 2007 17:40
Modifié le jeudi 27 décembre 2007 09:26

"Control", critique du journal "Le Monde"

"Control", critique du journal "Le Monde"
"Pour son film d'ouverture, mercredi 16 mai, la Quinzaine des réalisateurs a choisi de rendre hommage à un jeune homme qui se suicida en 1980. Leader du groupe rock anglais Joy Division, Ian Curtis était âgé de 23 ans lorsqu'il se pendit dans sa ville de Manchester, à la veille d'une tournée aux Etats-Unis qui s'annonçait triomphale.

Dans son film Control, le Néerlandais Anton Corbijn fait allusion à l'une des chansons autobiographiques de ce jeune garçon qui ne supporta pas de perdre le contrôle de sa vie. Le charme ténébreux de ce premier film tourné en noir et blanc tient en grande partie à la manière dont l'acteur anglais Sam Riley s'est adjugé le personnage, au point de nous faire oublier que nous assistons à une biographie reconstituée. Mais aussi au sentiment qu'il dégage de nous faire assister à un drame romantique : il n'est pas nécessaire d'être un happy few pour être touché par ce gamin, mi-cadre mi-sorcier du micro, de partager ses émotions. Control est à l'opposé des célébrations trash d'idoles disjonctées.

Car Ian Curtis ne se livra jamais aux provocations de certains chanteurs ébouriffés. Il ne cultiva pas le pittoresque vestimentaire, ne tenta pas de violenter les tympans par excès de larsen. Ses transes apparaissaient comme vibrations métaphysiques plutôt que comme des effets de mise en scène.

Le nom de son groupe, Joy Division (allusion aux bordels allemands pendant la guerre de 1939-1945), le sigle de son blouson ("haine"), son goût pour le pet farceur, sont des symptômes de révolte adolescente.

Sexe, drogue ? Là encore, Curtis n'est pas dans la norme. Il travaille à la Bourse du travail comme un bon citoyen rangé. Il tombe amoureux de la copine de son meilleur ami. Entre eux, c'est à la vie à la mort. Il l'épouse, veut un bébé. Voilà le surprenant profil de ce pionnier de la cold wave.

ALCOOL ET EAU FRAÎCHE

Mais il est atteint d'un mal épileptique qui nécessite de se coucher tôt et de ne pas boire d'alcool. Or les rockers sont des gens de la nuit qui ne carburent pas à l'eau fraîche. Ian Curtis fait le grand écart entre vie de famille et effets indésirables de médicaments.

D'où une perte de contrôle, un hiatus entre concerts et crises de larmes dans le lit conjugal, quotidien popote (couches, biberons, petite femme chérie) et vertige du type mal dans sa peau, qui se mure dans le silence. Curtis est en effet un garçon scrupuleux. Lorsqu'un coup de foudre pousse cet adepte de La Mélodie du bonheur dans les bras d'une journaliste belge sexy, c'est la culpabilité qui le ronge, autant que le désir. Entre le devoir et l'adultère, il vacille, trébuche, promet le retour au foyer. Blues de la malédiction, première tentative de suicide, attraits de la création, soif viscérale de chanter ses tourments, écroulements sur scène. L'artiste se brise en morceaux, s'agrippe, abdique.

Star de la photographie pour ses portraits d'idoles du rock, Anton Corbijn signe la très belle représentation d'un homme épuisé d'être déchiré entre raison et euphories"
LE MONDE | 17.05.07
Jean Luc Douin

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 11:05

"Control", ma critique du film d'Anton Corbijn

Il y a quelques mois, je suis allée voir le film d'Anton Corbijn, « Control », biopic évoquant la destinée tragique de Ian Curtis, leader du groupe Joy Division (les fondateurs de New-wave à la fin des années 70) et je dois dire que ce film sublime compte à présent dans la liste (très sélective lol) de mes films cultes ! (Quelqu'un d'autre l'a-t-il vu ?)

Du côté des choix artistiques, le noir et blanc donne un résultat graphique (une photo comme on dit) absolument superbe, avec des jeux de contrastes lumineux fascinants !

La composition aussi est une vrai réussite (on sent que le réalisateur est aussi photographe !) Par exemple, j'adore la scène où l'on voit Curtis à moitié masqué par une vitre qui crée un jeu de reflets, appelant Debbie (sa femme) depuis une cabine téléphonique !
Ou encore celle où Debbie et Ian, vus de face, marchent côte à côte au milieu d'une rue (ils avancent en direction du spectateur) et à un moment, Ian dit quelque chose à Debbie qui se met à marcher plus vite et dépasse Ian qui reste en retrait, l'air perdu et malheureux, alors que la silhouette de Debbie devient progressivement floue.

Du côté du fond et de la trame, on assiste à la naissance d'une star du rock, Ian Curtis, et en même temps à sa descente aux Enfers... Il lui faut en effet gérer non seulement la célébrité mais aussi la maladie (l'épilepsie) et son incapacité à choisir entre deux femmes qu'il aime. Le « personnage » de Curtis m'a personnellement beaucoup touché tel qu'il est dépeint, à la fois très lâche et pourtant capable de porter un regard complètement lucide sur lui-même. Sa souffrance et ses contradictions se ressentent bien dans Control.
D'ailleurs tout est dans le titre : Ian perd tout contrôle sur sa propre vie et il ne le supportera pas... Il se suicide à 23 ans, la veille du jour où il était censé partir avec les autres membres de Joy Division pour sa première tournée aux USA. Bref un film sombre, très sombre, et qui ne peut laisser insensible personne (pas moi en tout cas mdr).

Une musique superbe (je suis en passe de devenir fan de Joy Division !), des acteurs qui sonnent tous très justes, une composition recherchée, que demandez de plus ?!
La réponse, c'est Sam Riley !!! Que dire d'autre sur lui si ce n'est qu'il « est » Ian Curtis... Outre une ressemblance physique frappante, le jeune acteur a poussé son travail jusqu'à parvenir à un certain mimétisme vocal (Curtis avait une voix très particulière et je crois que Riley chante dans le film mais je ne sais pas exactement s'il y a alternance avec du play-back). Par son jeu, Sam Riley porte littéralement le film sur ses épaules (même si les autres acteurs sont excellents !)
Voila mon avis, et je vous conseille vivement de voir ce très beaux film
# Posté le jeudi 13 décembre 2007 10:56

Dix ans déjà...

J'ai participé à un petit "jeu" sur un forum : Jeff étant mort il y a dix ans, on a confié ce qu'on était il y a dix ans et ce qu'on est devenus aujourd'hui. Voilà donc pour moi :

"Il y a dix ans j'avais 13 ans, un look que je préfère oublier, et les cheveux qui m'arrivaient en bas du dos.
Il y a dix ans je finissais la 5è, j'étais timide, renfermée, solitaire ; c'était la guerre entre mes parents (séparés longtemps auparavant).
Il y a dix ans, j'étais très rêveuse et ca me permettait de surpasser mon mal être.
Il y a dix ans j'avais des gouts musicaux très discutables (Spice girls, Madonna, Marc lavoine ) mais la musique tenait déjà une place importante dans ma vie.
Il y a dix ans je voulais déjà être archéologue, je m'imaginais devenir super célèbre et j'étais amoureuse de Brad Pitt !
Il y a dix ans je ne connaissais pas Jeff et je n'ai pas entendu PPDA annoncer ce qui lui était arrivé ou alors je n'y ai pas prêté attention....
******
Aujourd'hui, je suis étudiante en master 2 d'archéo mais j'angoisse face au manque de débouchés.
Aujourd'hui j'ai du mal à rêver et j'ai perdu pas mal d'illusions (ca doit être ca "devenir adulte" ).
Aujourd'hui, j'écoute Jeff par phase ("Grace" par moment, "Sketches" à d'autres, ou encore les CD live) mais il est toujouts présent dans ma vie.
Aujourd'hui je cherche désespérément un musicien qui me rappelle Jeff.
Aujourd'hui et à jamais j'aurai le regret de sa mort si injuste..."
# Posté le vendredi 01 juin 2007 12:08

JEFF

JEFF
“I couldn't awake from the nightmare
That sucked me in and pulled me under
Pulled me under
Oh... That was so real.”
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# Posté le mardi 29 mai 2007 15:01